Les Egarements Monumentaux

mai 18, 2008

Monumenta 2008 Richard Serra

Classé dans : divertissement — pfbenoit @ 9:37

Spectacle singulier, que celui de ces farouches colonnes d’acier plantées dans le socle du Grand Palais, établissant un dialogue conflictuel avec la puissante dentelle de rivets et de poutrelles de l’insigne monument parisien. Le spectateur, hagard, évolue dans cette étrange forêt au milieu de basses profondes qui le font trembler, ou de cris stridents, que l’on croirait émaner de singes robotisés cachés dans la structure.

Si l’on veut bien suivre le guide, ” le caractère à la fois méditatif et impressionnant de l’oeuvre suscite une rencontre forte avec le visiteur dont les sensations et les émotions constituent, pour l’artiste, le véritable sujet de l’oeuvre ” … Dans ce cas, pourquoi ne pas pousser jusqu’au bout cette logique, en laissant le spectateur décider librement de sa contribution financière, à la mesure de sa “forte rencontre” ? Car le dépouiller de prime abord de 4 euros pourrait apparaître excessif …

En l’Hostel Royal des Invalides

Classé dans : divertissement, shootings — pfbenoit @ 9:23

Eclairé uniquement par les rayons qui dorent la coupole pendant la nuit, métamorphosés en flammes par le filtre des verrières. C’est le spectacle que les aimables souris de l’église du Roi peuvent contempler tous les soirs, et quel spectacle ! rien de plus beau, et de plus étrange :

mai 5, 2008

Divertissement : Vertumne et Pomone

Classé dans : divertissement, sculpture - 18 ème siècle — pfbenoit @ 5:11

- Allons, vous n’y pensez point, mon ami !
- J’y pense, madame, j’y pense …

L’astucieux Vertumne, dieu des jardins, conquerra-t-il la belle mais chaste Pomone ? Jean-Baptiste II Lemoyne ne laisse rien entrevoir de l’issue de l’affaire dans ce beau groupe sculpté grandeur nature exposé au Louvre (1760).

Toutefois, l’on voit bien que le rejet de Pomone est mou … Regardez cette main droite, inerte et lascive. Tout cela n’est qu’ artifice ! Le goût du XVIII ème siècle est fort éloigné de la grave morale qui sanctionne implacablement les aventures des héros des Métamorphoses d’Ovide. On croirait entendre l’esprit du siècle, chantant sous la plume d’Antoine Gautier de Montdorge, librettiste de Rameau :

” Contre l’amour, jeune beauté, ne combattez que pour rendre les armes … “

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