Spectacle singulier, que celui de ces farouches colonnes d’acier plantées dans le socle du Grand Palais, établissant un dialogue conflictuel avec la puissante dentelle de rivets et de poutrelles de l’insigne monument parisien. Le spectateur, hagard, évolue dans cette étrange forêt au milieu de basses profondes qui le font trembler, ou de cris stridents, que l’on croirait émaner de singes robotisés cachés dans la structure.

Si l’on veut bien suivre le guide, ” le caractère à la fois méditatif et impressionnant de l’oeuvre suscite une rencontre forte avec le visiteur dont les sensations et les émotions constituent, pour l’artiste, le véritable sujet de l’oeuvre ” … Dans ce cas, pourquoi ne pas pousser jusqu’au bout cette logique, en laissant le spectateur décider librement de sa contribution financière, à la mesure de sa “forte rencontre” ? Car le dépouiller de prime abord de 4 euros pourrait apparaître excessif …











